Le travail effectué dans le cadre de l’exposition « Un printemps pour La Tossée » m’a confronté au vide laissé par la fermeture des usines. Lorsque l’usine de La Tossée, dernier peignage de laine de Tourcoing, a fermé ses portes en 2004, c’est 200 ouvriers qu’elle a laissé sur le carreau. En 2006, l’usine est démontée sous nos yeux alors même que nous préparons l’exposition, donnant l’impression que le vide mange peu à peu l’usine, un vide qui se fait écrasant lorsque l’on visite les lieux.

Cette impression de vide, elle m’est aussi laissée par le discours amer des anciens ouvriers rencontrés pour ce travail. La colère, la rancune et le désœuvrement ont pour beaucoup d’entre eux succédé à une vie qui tournait autour de l’usine, lieu pour eux de socialisation et d’intégration. C’est ce qui m’a donné envie d’étudier l’humain comme une silhouette, une silhouette en errance qui réapparaît dans les lieux de son passé, comme perdue dans l’usine.

 

Études

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 JEREMY 
 MONCHEAUX.
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